Crise de leadership à l’UDPS Sud-Kivu II Uvira-Fizi : des cadres du parti accusent Elakano, Albert Labani et Tuye Kahindo de vouloir diviser le parti.

Published on Tuesday 26 May 2026 - 17:27

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Une nouvelle crise de leadership éclate au sein de l’UDPS/Tshisekedi dans la fédération rurale du Sud-Kivu II Uvira-Fizi. Deux camps se disputent actuellement le contrôle politique de cette fédération du parti présidentiel, sur fond d’accusations de manipulation, de désaveu et de violation des textes internes du parti.

Dans une correspondance datée du 24 mai 2026 et adressée au Secrétaire général et président ad intérim de l’UDPS/Tshisekedi, plusieurs cadres de la fédération rurale Sud-Kivu II Uvira-Fizi, notamment des présidents et vice-présidents sectionnaires et sous-sectionnaires ainsi que des responsables des ligues des jeunes et des femmes, dénoncent ce qu’ils qualifient de « violations flagrantes des statuts et du règlement d’ordre intérieur du parti ».

Dans ce document exploité par AVERTICOM, les signataires pointent du doigt trois personnalités politiques qu’ils présentent comme les « véritables instigateurs » des tensions internes. Il s’agit de Jean-Jacques Elakano, vice-gouverneur du Sud-Kivu, d’Albert Musambya Labani, troisième vice-président fédéral et directeur de cabinet adjoint du gouverneur, ainsi que de Maître Tuye Kahindo François, premier vice-président fédéral.

Les auteurs de la correspondance accusent ces responsables d’utiliser « leur influence administrative et financière pour manipuler certains militants et encourager un système parallèle de fonctionnement politique au détriment des structures officielles de l’UDPS ». Selon eux, ces pratiques menacent l’unité et le fonctionnement normal du parti dans cette partie du Sud-Kivu.

La lettre évoque également l’existence de structures parallèles, notamment à travers les mouvements « Dynamique Jean-Jacques Elakano Notre Leader (DJENEL) » et « Dynamique Albert Labani (DAL) ». Les signataires dénoncent entre autres l’utilisation abusive des emblèmes du parti, l’existence de permanences parallèles et la substitution progressive des structures régulières du parti par des réseaux personnels.

Les cadres proches de la présidente fédérale Francine Mwangaza dénoncent aussi plusieurs faits qu’ils considèrent comme graves, notamment « l’usage irrégulier de sceaux fabriqués sans autorisation », « l’usurpation de qualité », « le faux et usage de faux en écriture privée » ainsi que l’utilisation présumée des noms de certains responsables sans leur consentement.

Cette crise intervient après un désaveu lancé par le camp proche du vice-gouverneur Jean-Jacques Elakano contre le président fédéral ad intérim Ghandi Ngwanyi Eugène ainsi que contre Madame Francine Mwangaza, actuelle présidente fédérale de l’UDPS Sud-Kivu II Uvira-Fizi, actuellement en mission à Kinshasa.

De son côté, le camp de Francine Mwangaza rejette catégoriquement ce désaveu qu’il considère comme contraire aux textes du parti. Ses partisans affirment que la procédure engagée ne respecte ni les statuts ni le règlement intérieur de l’UDPS/Tshisekedi. Lors d’un point de presse animé samedi 23 mai 2026, Maître Tuye Kahindo François a affirmé avoir été désigné pour assurer l’intérim à la tête de la fédération rurale Sud-Kivu II Uvira-Fizi à la suite de ce désaveu.

Cette nouvelle crise met davantage en évidence les profondes divisions qui traversent actuellement l’UDPS/Tshisekedi au Sud-Kivu, dans un contexte politique et sécuritaire déjà tendu dans l’Est de la République démocratique du Congo.

La Rédaction d'AVERTICOM.


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