Le porte-parole de l'Unité spéciale Wazalendo, James Fieka Aduï suspendu après des accusations contre la 33e région militaire.

Published on Monday 25 May 2026 - 19:29

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L’unité spéciale des Wazalendo pour les opérations au Sud-Kivu a annoncé la suspension du Général autoproclamé James Fieka Aduï de ses fonctions de porte-parole, selon un document officiel parvenu à la rédaction d’AVERTICOM.

Dans cette correspondance datée du 25 mai 2026 et signée à Uvira par le Lieutenant-Général Delphin Kalembe Ngomanzito, Chef d’état-major général autoproclamé de l’unité spéciale des Wazalendo au Sud-Kivu, les responsables de cette structure reprochent à James Fieka Aduï la diffusion d’un audio sur les réseaux sociaux en violation des consignes internes du mouvement.

« Conformément à l’audio diffusé sur les réseaux sociaux en violation des consignes de notre règlement de l’unité spéciale des Wazalendo pour les opérations au Sud-Kivu, nous vous informons de votre suspension de vos fonctions comme porte-parole de l’unité spéciale des Wazalendo jusqu’à nouvel ordre », peut-on lire dans ce document. Cette décision a été transmise aux commandants des forces de l’unité spéciale des Wazalendo au Sud-Kivu, au secrétaire général de cette structure, aux cadres politiques des Wazalendo, aux autres coalitions ainsi qu’aux médias.

Dans l’audio à la base de cette suspension, James Fieka Aduï accuse le commandant de la 33e région militaire des FARDC de détournement des fonds destinés aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), communément appelés Wazalendo. Il affirme également que ce commandement militaire exigerait le retrait des combattants Wazalendo des zones de Sange et Luvungi pour leur redéploiement vers Runingu, dans la plaine de la Ruzizi.

Toujours dans cet enregistrement devenu viral sur les réseaux sociaux, James Fieka Aduï menace de plonger Uvira dans des troubles sécuritaires si les fonds réclamés aux autorités militaires ne sont pas remis aux combattants concernés. Ces déclarations ont provoqué de nombreuses réactions dans l’opinion publique locale, certains observateurs estimant qu’elles traduisent des tensions croissantes entre certains groupes Wazalendo et la hiérarchie militaire engagée dans les opérations sécuritaires au Sud-Kivu.

Jusqu’à présent, ni le commandement de la 33e région militaire ni James Fieka Aduu n’ont officiellement réagi davantage après la publication de cette décision de suspension. Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans les territoires d’Uvira et de Fizi, où les opérations militaires contre les groupes armés restent marquées par des défis logistiques, des accusations récurrentes et des tensions entre différents acteurs engagés dans les opérations de défense.

La Rédaction d'AVERTICOM.


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