L'entreprise burundaise de construction EIS-EKA explique la configuration de la chaussée et les zigzags observées sur certains niveaux du tronçon.
Published on Thursday 10 September 2026 - 21:12
L’entreprise burundaise de construction EIS-EKA a apporté des précisions sur l’état d’avancement et la configuration des travaux de la Route nationale numéro 5 (RN5), notamment sur la largeur de la chaussée, les passages réservés aux piétons ainsi que les déviations visibles sur certains tronçons.
Ces explications ont été données ce jeudi 10 septembre par l’ingénieur Elysée Nduwamahoro, chef de projet au sein d’EIS-EKA, lors d’un échange avec les acteurs de la société civile, les mouvements citoyens et la presse. L’activité a été organisée à l’initiative du député national Claude Misare.
Selon l’ingénieur Elysée Nduwamahoro, la configuration réalisée sur la RN5 répond aux spécifications prévues dans le contrat. Il précise que l’ouvrage est conçu comme une route à deux chaussées, avec quatre bandes de circulation.
« Contractuellement, nous avons une autoroute qui a deux chaussées à quatre bandes. Il y a 7 mètres de chaussée de part et d’autre, séparées par un mètre de largeur au milieu, et 1,5 mètre de part et d’autre pour les piétons », a-t-il expliqué à la presse.
Il précise également que les espaces destinés aux piétons seront réalisés en goudron et non en pavés. Selon lui, l’aspect définitif de la route sera davantage visible après la pose de la deuxième couche de goudron et la réalisation de la signalisation horizontale.
« Quand nous allons mettre une deuxième couche de goudron, les 7 mètres de la route et les 1,5 mètre pour les piétons de part et d’autre seront visibles. Il y aura aussi des signalisations horizontales », a indiqué Elysée Nduwamahoro.
À l’en croire, la largeur totale de la route atteindra ainsi 18 mètres, hors caniveaux.
L’ingénieur a également répondu aux interrogations suscitées par la forme parfois sinueuse de certains caniveaux et de la chaussée. Il rejette l’idée d’une réalisation faite de manière désordonnée et explique que certaines modifications ont été nécessaires pour éviter les conduites d’eau de la REGIDESO présentes dans l’emprise de la route.
« On n’a pas zigzagué la route. On a épargné les tuyaux, parce qu’à certains endroits, lorsque nous implantions les caniveaux, cela tombait sur les tuyaux de la REGIDESO », a-t-il expliqué.
Selon Elysée Nduwamahoro, la REGIDESO n’avait pas, à ce moment-là, les moyens nécessaires pour déplacer ou désinstaller ces conduites situées dans l’emprise de la route. EIS-EKA aurait donc décidé d'adapter localement le tracé afin d'éviter d'endommager les installations existantes.
Cette situation expliquerait, selon lui, les déviations observées à certains endroits ainsi que le tracé irrégulier de quelques caniveaux.
L’échange entre l’entreprise, la presse, les mouvements citoyens et les acteurs de la société civile avait notamment pour objectif de permettre à la population de mieux comprendre les choix techniques effectués dans le cadre de la modernisation de la RN5 et de répondre aux différentes préoccupations soulevées autour de l’évolution des travaux.
La Rédaction d'AVERTICOM.
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