Uvira : insalubrité autour des marchés et insécurité exposent des commerçants.

Published on Tuesday 05 May 2026 - 09:00

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À Uvira dans la province du Sud-Kivu, les populations locales expriment une inquiétude croissante face à l’interaction entre insalubrité et précarité socioéconomique. Sur plusieurs sites de vente, des marchandises sont étalées à même le sol, parfois sous la pluie, faute d’aménagements adéquats. Les vendeurs, comme leurs clients, n’ont pas accès à des latrines publiques, aggravant les risques sanitaires.

Interrogé à ce sujet, un expert en santé communautaire attribue la hausse des maladies à la mauvaise gestion des déchets. « La plupart des infections sont liées aux déchets. C’est-à-dire que les déchets sont à la base de plusieurs infections : notamment celles qui causent la diarrhée et le choléra. Tout cela à cause de ces déchets. Et suite au manque de latrines, on trouve parfois une maman qui vend, mais qui n’a pas d’endroit convenable pour se décharger », explique-t-il.

L’expert plaide pour une action immédiate de la communauté nationale et internationale afin d’appuyer la construction d’infrastructures : poubelles publiques et latrines adaptées. « Une fois qu’ils construisent les latrines, cela va aider les personnes concernées et éviter de tomber dans de telles maladies », ajoute-t-il.

Parallèlement aux enjeux sanitaires, les marchés d’Uvira font face à des préoccupations sécuritaires. Des commerçants dénoncent le manque d’éclairage et l’absence d’ouvrages de protection. « Ici au marché, vraiment, nous manquons l’éclairage. Depuis le fonctionnement de ce marché, on a voulu l’éclairage pour sécuriser les marchands. Manquer l’éclairage cause beaucoup de dégâts et cela entraîne le banditisme. Vers 18h30 ou 19h, il y a beaucoup de vols », témoigne monsieur Jeannot, un commerçant du marché Kalimabenge.

La question des taxes revient aussi dans les revendications. Selon ce même acteur, les commerçants payent régulièrement au moment de l’installation, mais demandent à l’État d’assurer une contrepartie visible, notamment via la sécurisation des sites. « Il faut protéger les marchands et les marchandes pour bien gagner les recettes », insiste-t-il.

Dans les marchés Zaïrois, des vendeuses évoquent enfin l’absence d’étalages surélevés et d’abris. « Quand la pluie tombe et que nous vendons près du caniveau, parfois il emporte nos marchandises. Nous demandons la construction du marché et des étalages », relate une vendeuse. 

Face à ces difficultés, le coordonnateur de la société civile des compatriotes congolais, M. Kelvin Bwija, indique que des plaidoyers sont menés auprès des autorités locales pour permettre aux commerçants d’exercer dans de meilleures conditions.

Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.


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