Aucune rentrée scolaire effective ce mardi 6 janvier 2026 à Uvira, malgré l’appel des autorités éducationnelles.

Published on Tuesday 06 January 2026 - 17:12

Si vous avez aimé cet article, merci de le partager avec vos proches responsables.
Facebook share link Email share link LinkedIn share link Twitter share link Twitter share link Twitter share link Twitter share link

...

Malgré les appels pressants des autorités scolaires, la rentrée scolaire prévue ce mardi 6 janvier 2026 n’a pas été effective dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Aucun élève n’a été aperçu en uniforme dans les établissements scolaires visités, en raison de l’insécurité persistante qui règne dans cette entité occupée depuis le 10 décembre 2025 par les rebelles du M23.

La situation sécuritaire demeure volatile dans la ville et ses environs. Bien que certaines activités économiques commencent timidement à reprendre, plusieurs commerçants restent encore cloîtrés à domicile, attendant une amélioration du climat sécuritaire. Parallèlement, les affrontements armés se poursuivent dans la chefferie des Bavira entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Wazalendo, et les éléments du M23 soutenus par des militaires rwandais, selon plusieurs sources locales.

Des tirs d’armes lourdes et légères continuent d’être entendus jusque dans certains quartiers de la ville, créant un climat de peur généralisée au sein de la population. Vendredi 2 janvier, le sous-proved de la province éducationnelle d’Uvira, Mr. Malumbi, avait pourtant appelé les parents à envoyer leurs enfants à l’école dès ce mardi 6 janvier 2026, conformément au calendrier scolaire en vigueur. Cette position a été soutenue par l’intersyndicale des syndicats des enseignants de la province éducationnelle Sud-Kivu 2, qui a insisté sur le caractère strictement éducatif de cette rentrée, la dissociant de toute considération politique.

Cependant, selon les reporters d’AVERTICOM qui ont sillonné la ville et certaines parties du territoire d’Uvira ce mardi, la réalité sur le terrain est tout autre. Si quelques enseignants se sont rendus dans leurs établissements scolaires pour attendre les élèves, ces derniers ne sont jamais arrivés. Aucun parent n’a finalement pris le risque d’envoyer son enfant à l’école, par crainte de l’insécurité.

À la veille de la rentrée, des acteurs de la société civile ainsi que des mouvements citoyens d’Uvira avaient appelé les parents à observer d’abord l’évolution de la situation sécuritaire avant d’autoriser leurs enfants à reprendre le chemin de l’école.

Les défis liés à cette rentrée scolaire sont nombreux. Plusieurs établissements scolaires sont actuellement occupés par des déplacés internes fuyant les violences armées dans les villages de Kigongo et Katongo. Par ailleurs, de nombreux enseignants et élèves ont été contraints de se déplacer, tandis que d’autres ont trouvé refuge au Burundi voisin. S’ajoutent à cela les craintes liées à la probable présence de restes explosifs de guerre aux abords de certaines écoles, notamment dans le territoire d’Uvira, où des combats intenses et une forte présence militaire ont été signalés ces dernières semaines.

Dans ce contexte, parents et éducateurs appellent les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité des élèves et du personnel enseignant avant toute reprise effective des activités scolaires.

La Rédaction AVERTICOM. 


Merci de laisser un commentaire