Ce qui se passe dans les hauts et moyens plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira, serait une vangence ethnique.
Published on Wednesday 15 December 2021 - 06:39
La vengeance civile qui ensanglante les communautés vivant dans le territoire de Fizi et uvira dans les hauts et moyens plateaux est d'une rare violence, non seulement en termes de morts, de réfugiés et de déplacés, mais aussi par l'atrocité des actions commises à l'égard des non-combattants du camp d'une communauté ou d'une autre.
Il faut certes faire la part de la rumeur, de la peur, de l'amplification épique qui autorisent sa propre violence au nom de la vengeance, mais, au moins dans une province où la tuerie s'est donnée d'emblée comme une volonté d'épuration ethnique à l'encontre du groupe adverse, avec tous les moyens que l'on connaît (provoquer la fuite de l'autre par des atrocités spectaculaires à l'encontre des populations).
Depuis plusieurs années, cette violence s'est prolongée, par une série de vendettas où il est bien difficile de distinguer ce qui relève, d'une part, de la « dette de sang » et, d'autre part, de l'élimination des populations, sous couvert de règlements de comptes ethniques.
Ces vengeances sont commises par des personnes qui d'une part sont identifiés par la population locale, par l'armée ou par les autorités locales, et de l'autre part par les politiciens et les opérateurs économiques.
Ces violences donc se déroulent au vu et au su de la communauté nationale et internationale.
La communauté X parle de la communauté Y, comme source des conflits et vice versa.
Pendant ce temps, les pertes en vies humaines sont signalées, la destruction méchante des maisons, les vols et viols sont enregistrées. Ce sont les femmes, enfants et les personnes de troisième âge qui en sont victimes.
Jusques à quand ces tueries? Des vengeances jusqu'où?
Les ONGS locales, nationales et internationales, les sociétés civiles tout comme les médias multiplient d'efforts pour essayer de mettre les parties en conflit autour d'une table afin de trouver un consensus sur leurs divergences.
Dans presque tous les dialogues, les parties en conflit se conviennent de vivre de façon pacifique comme membre d'une seule famille.
La vérité troublante en est qu'après ces dialogues, les mêmes violences se répètent, et les communautés s'entretuent suite au tribalisme ou l'ethnocentrisme.
Après plusieurs recherches, nous avons trouvé que les participants des différentes négociations ne sont pas des vrais commanditaires des atrocités ou des vrais semeurs de troubles dans cette partie du Sud-Kivu.
C'est pourquoi ces vengeances se poursuivent du jour au jour dans ces coins de la province du Sud-Kivu.
Aussi l'effectif militaire n'est pas suffisant pour faire face aux attaques armées afin de sécuriser les habitants et leurs biens dans les territoires d'uvira, Fizi et Mwenga.
Eu égard ce qui précède, nous invitons les combattants des groupes armés locaux et étrangers sans discrimination aucune, à la prise de conscience et de déposer les armes pour commencer la vie civile afin que la paix règne dans ce beau pays la RDC.
Au gouvernement, nous vous proposons l'envoi des effectifs militaires et leurs pris en charge dignement, dans ce coin de la province longtemps rongé par des tueries consécutives.
À la population de toutes les communautés, de dénoncer les semeurs de troubles afin qu'ils répondent de leurs actes devant la justice.
À la justice d'être impartial, et de faire son travail sans influence aucune.
À la Monusco de remplir sa vraie mission de stabiliser la RDC à travers son appui aux forces de l'ordre et aux autorités du pays.
À tout le monde, de privilégier le dialogue et non la violence car le dialogue est le seul moyen pacifique de résoudre les différends.
Placide kefa karago, éditeur.
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