Ce qu'il faut savoir sur la nouvelle mesure portant la carte de résidence sécurisée pour étrangers. Qui est concerné et à quel prix ?

Published on Tuesday 21 July 2026 - 17:48

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La publication d'un communiqué daté du 15 juillet 2026, invitant les étrangers résidant au Burundi à se faire enregistrer auprès du Commissariat Général des Migrations (CGM) afin d'obtenir une carte de résidence sécurisée, suscite de nombreuses réactions, notamment dans la ville d'Uvira et les autres localités frontalières de la République démocratique du Congo (RDC).

Sur les réseaux sociaux et dans plusieurs groupes de discussion, de nombreux Congolais estiment que cette mesure vise exclusivement les ressortissants de la RDC. Pourtant, après consultation de l'ordonnance ministérielle conjointe portant réglementation de cette carte de résidence, AVERTICOM apporte des éclaircissements afin d'éviter toute confusion.

L'Ordonnance ministérielle conjointe n°530/540/1061/ signée le 25 fevrier 2026 par le ministre burundais de l'Intérieur et celui des Finances, porte sur la réglementation de l'octroi de la carte de résidence sécurisée pour les étrangers vivant au Burundi. Contrairement aux rumeurs, le texte ne cible pas les Congolais. Il s'applique à toute personne étrangère qui réside au Burundi, quelle que soit sa nationalité.

Ainsi, les ressortissants de la RDC, de la Tanzanie, du Rwanda, de l'Ouganda, des Etats-Unies, de l'Europe, du Kenya ou de tout autre pays qui vivent sur le territoire burundais sont concernés par cette nouvelle réglementation. La mesure s'adresse aux étrangers résidents, c'est-à-dire aux personnes qui vivent au Burundi de manière régulière et non aux voyageurs de passage.

Les personnes qui traversent quotidiennement la frontière pour le commerce, les visites familiales ou d'autres activités avant de retourner le même jour dans leur pays ne sont pas automatiquement concernées par cette carte de résidence, sauf si elles s'installent effectivement au Burundi.

Selon l'ordonnance, le dossier de demande de la carte de résidence sécurisée pour étrangers comprend notamment : un passeport valide ; une photo passeport ; une attestation de résidence délivrée au Burundi ; une preuve de paiement des frais correspondants (payé à l'OBR).

La carte délivrée est une carte biométrique sécurisée, équipée de technologies destinées à empêcher toute falsification ou utilisation frauduleuse. L'ordonnance consulté par AVERTICOM fixe les frais suivants : Carte de résidence de 6 mois : 30 USD ; Carte de résidence d'un an : 50 USD ; Carte de résidence de deux ans : 100 USD ; Carte de résidence de cinq ans : 200 USD. Les étudiants sont appellés à acheter la carte de résidence pour etrangers de deux ans pour 100$

Le document précise que le non-acquisition ou le non-renouvellement de la carte de résidence sécurisée peut entraîner le retrait du visa ou du droit de séjour au Burundi. Cette disposition concerne uniquement les étrangers qui sont légalement tenus de disposer d'un titre de résidence.

À Uvira, où de nombreux habitants entretiennent des liens familiaux, commerciaux et professionnels avec le Burundi, l'annonce de cette mesure a suscité inquiétude et incompréhension. Plusieurs personnes ont cru, à tort, que les autorités burundaises visaient particulièrement les Congolais.

Après examen du texte officiel, AVERTICOM constate qu'il s'agit d'une réglementation générale applicable à l'ensemble des étrangers résidant au Burundi, sans distinction de nationalité.

AVERTICOM invite ainsi la population à s'informer à partir des documents officiels et à éviter la propagation de rumeurs susceptibles d'alimenter la confusion, notamment dans les zones frontalières où les échanges entre les deux pays sont quotidiens.

 AVERTICOM Fact-Check, programme de la Rédaction d'AVERTICOM


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