Des avancées limitées au 9ᵉ cycle de négociations entre Kinshasa et l’AFC/M23.
Published on Saturday 18 April 2026 - 16:47
Le neuvième cycle de pourparlers entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 s’est achevé vendredi 17 avril à Montreux, sur fond de progrès partiels et de désaccords persistants.
Après cinq jours de discussions sous médiation internationale, les deux parties affichent des résultats concrets sur certains volets, mais peinent encore à s’entendre sur des questions jugées cruciales. Parmi les avancées notables figure l’engagement mutuel de libérer des détenus dans un délai de dix jours. Au total, 477 personnes sont concernées, dont 311 détenues par l’AFC/M23 et 166 par les autorités congolaises. Cette mesure est perçue comme un geste de confiance visant à consolider le processus de paix.
Autre point d’évolution : la mise en œuvre du mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu, qui entre désormais dans sa phase opérationnelle. Avec l’appui logistique de la MONUSCO, des missions de contrôle sur le terrain devraient être déployées dans les prochains jours afin de surveiller le respect des engagements et stabiliser les lignes de front.
Malgré ces progrès, plusieurs blocages majeurs subsistent.
Les discussions achoppent notamment sur la réouverture de l’aéroport international de Goma, un point stratégique pour les opérations humanitaires et économiques dans l’Est de la RDC. L’AFC/M23 reste pour l’instant opposé à cette mesure, alors que le gouvernement y voit une nécessité urgente. Autre sujet sensible : la question des condamnations à mort visant certains membres du mouvement rebelle.
Kinshasa considère ce dossier comme relevant de sa souveraineté judiciaire, ce qui complique toute avancée sur ce volet. Dans un contexte marqué par une crise humanitaire persistante, les délégations ont toutefois réaffirmé l’importance de protéger les civils et les infrastructures essentielles telles que les structures de santé, les réseaux d’eau et les établissements scolaires. Elles se sont également engagées à garantir un accès rapide, sécurisé et sans entrave à l’aide humanitaire, tout en appelant à éviter toute instrumentalisation de cette assistance.
Ces discussions s’inscrivent dans le prolongement de l’accord-cadre conclu à Doha en novembre 2025, sous l’égide de plusieurs médiateurs internationaux, dont le Qatar, les États-Unis, la Suisse, l’Union africaine et le Togo.
À ce stade, seuls deux des huit protocoles prévus ont été formellement adoptés, illustrant les défis qui restent à relever pour parvenir à un accord global et durable. Les prochaines étapes du dialogue seront déterminantes pour évaluer la volonté des parties de dépasser leurs divergences et d’aboutir à une solution politique au conflit.
La Rédaction d'AVERTICOM.
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