Le droit international humanitaire est saboté par les FARDC et les M23.

Published on Friday 05 December 2025 - 19:50

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La situation humanitaire se dégrade rapidement dans la plaine de la Ruzizi et plusieurs localités du territoire d’Uvira depuis le début des affrontements, le 1er décembre 2025, entre les rebelles de l’AFC-M23, présentés comme soutenus par le Rwanda, et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des groupes Wazalendo et des militaires burundais. 

Malgré les discussions de paix annoncées à Washington entre les présidents Paul Kagame et Félix Tshisekedi, les combats se sont intensifiés, plongeant les populations civiles dans la peur et l’incertitude. Selon des sources de la société civile et des structures communautaires locales contactées à Luvungi, Katogota, Sange et Kamanyola, de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire seraient commises par les deux parties en conflit. 

Des bombardements dans des zones densément peuplées auraient entraîné la mort de nombreux civils, parmi lesquels des femmes, des enfants, des personnes âgées, des personnes vivant avec handicap ainsi que des femmes enceintes.
« Les populations vivent l’horreur. Des maisons sont détruites, des civils sont tués, d’autres gravement blessés. Nous assistons à une catastrophe humanitaire », témoigne un acteur de la société civile de Luvungi, qui affirme craindre une aggravation de la situation si des mesures urgentes ne sont pas prises.

Des écoles, des églises, des centres de santé et des hôpitaux auraient également été touchés par les tirs et bombardements, perturbant totalement la vie communautaire et l’accès aux soins. Dans certaines localités, l’accès humanitaire reste difficile en raison des combats et de l’insécurité.

Des témoignages recueillis auprès d’acteurs locaux font également état d’exécutions sommaires de combattants blessés ou de ceux qui se seraient rendus, des pratiques contraires aux principes du droit international humanitaire qui exigent la protection et l’assistance aux personnes hors de combat. 

Ces accusations nécessitent encore des vérifications indépendantes, mais elles suscitent une profonde inquiétude au sein des organisations de défense des droits humains.
Face à cette situation, la société civile appelle la communauté internationale, les Nations Unies, l’Union africaine, la CIRGL ainsi que les partenaires régionaux à intervenir urgemment pour protéger les civils, enquêter sur les violations signalées et faire respecter les engagements de paix. 

Elle demande également aux parties au conflit de cesser immédiatement les hostilités dans les zones habitées et de respecter strictement les règles du droit international humanitaire.

En attendant, des milliers de familles continuent de fuir les affrontements, se réfugiant dans des zones jugées plus sûres ou cherchant abri dans des écoles, églises et sites improvisés. La peur, la douleur et l’incertitude dominent, alors que les habitants d’Uvira et des environs espèrent un retour rapide au calme et à la sécurité.

Kefa Karago Placide.


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