Le président burundais appelle les États-Unis à s'activer pour faire respecter les accords de paix déjà signé.

Published on Saturday 17 January 2026 - 10:54

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Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a appelé les États-Unis d’Amérique à s’impliquer davantage afin de contraindre les parties aux conflits à respecter les accords de paix déjà signés.

Malgré les nombreuses initiatives diplomatiques engagées à l’échelle régionale et internationale, les violences continuent de secouer l’Est de la RDC. Le chef de l’État burundais a exprimé sa préoccupation mercredi 14 janvier 2026, lors de la cérémonie d’échange des vœux du Nouvel An avec les corps diplomatiques et consulaires, organisée au palais Ntare Rushatsi à Bujumbura.

Évariste Ndayishimiye a rappelé que plusieurs efforts ont été déployés pour ramener la paix, notamment les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies et le Conseil des droits de l’homme, les accords de Washington et de Doha, ainsi que les initiatives de l’Union africaine, de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). 

Toutefois, ces démarches peinent à produire des résultats concrets sur le terrain. Le président burundais a réitéré son appel à la mise en œuvre effective des résolutions déjà adoptées, en particulier la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies et celles du Conseil des droits de l’homme. 

Selon lui, le principal obstacle demeure le manque de confiance entre les parties signataires des accords. « Quand nous étions à Washington pour assister à la signature de l’accord de Washington, tout le monde avait de l’espoir. Mais malheureusement, cet espoir n’a duré que quelques secondes », a-t-il déploré. 

Il a expliqué avoir été interpellé à plusieurs reprises sur l’avenir du processus de paix, notamment après le constat d’une absence de confiance entre les parties. Se présentant comme un pays qui connaît bien la réalité des conflits à l’Est de la RDC, le Burundi estime désormais que la responsabilité incombe aux garants des accords. 

« Puisque l’accord est là, il faut que les garants s’activent. Il faut que les États-Unis, qui ont garanti cet accord, s’activent pour que les parties respectent les accords signés », a insisté Évariste Ndayishimiye. Cette déclaration intervient dans un contexte régional tendu, marqué par la recrudescence des affrontements armés, les déplacements massifs de populations et une crise humanitaire persistante dans l’Est de la RDC. 

Le Burundi, directement concerné par l’instabilité régionale, continue de plaider pour une solution durable fondée sur le respect des engagements pris par toutes les parties.

La Rédaction d’AVERTICOM.


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