Noël de détresse pour les réfugiés congolais au Burundi : pluies diluviennes et conditions humanitaires alarmantes au camp de Musenyi 2.

Published on Friday 26 December 2025 - 13:02

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Noël 2025 restera gravé comme une journée de douleur et de désespoir pour des centaines de réfugiés congolais installés au Burundi. Jeudi 25 décembre 2025, alors que la communauté chrétienne célébrait la fête de la Nativité, de violentes pluies diluviennes se sont abattues sur le camp de réfugiés de Musenyi 2, situé dans la province de Rutana, détruisant de nombreux abris de fortune et aggravant davantage la situation déjà critique de ces familles ayant fui les violences dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Ces réfugiés, pour la plupart originaires de Luvungi, Sange, Kiliba, ainsi que d’Uvira ville et territoire, avaient fui les affrontements entre les rebelles du M23 et les forces armées congolaises appuyées par les groupes d’autodéfense Wazalendo. Après avoir échappé aux bombardements et à l’insécurité, ils se retrouvent aujourd’hui confrontés à une autre tragédie humanitaire.

Les pluies torrentielles ont détruit plusieurs tentes et hangars installés par le HCR, laissant des familles entières à la belle étoile, dans une détresse indescriptible. Femmes, enfants, personnes âgées et malades vivent désormais exposés au froid, à l’humidité et aux intempéries, sans assistance suffisante.

« Mieux vaut mourir chez soi », confie, la voix brisée, un représentant des réfugiés ayant requis l’anonymat pour des raisons de sécurité. Selon lui, la majorité des personnes vivant dans ce camp se retrouvent dans des conditions extrêmement précaires : absence d’eau potable, manque de nourriture, insuffisance d’accès aux soins de santé, pénurie d’installations sanitaires et désormais destruction des abris. Face à cette souffrance, certains envisagent déjà un retour volontaire en RDC, malgré les risques sécuritaires.

Ce représentant appelle instamment le gouvernement burundais à collaborer avec les autorités congolaises et les partenaires humanitaires afin de faciliter ce retour pour ceux qui le souhaitent, tout en plaidant pour une prise en charge urgente des personnes qui devront rester.

Cet épisode tragique met une fois de plus en lumière la vulnérabilité des réfugiés congolais dans la région, coincés entre la guerre et les catastrophes naturelles, et rappelle l’urgence d’une réponse humanitaire renforcée, coordonnée et humaine.

La Rédaction AVERTICOM.


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