RDC : le CPS de l’UA condamne les administrations parallèles de l’AFC/M23 et met en garde les États voisins.

Published on Friday 09 January 2026 - 11:13

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La dégradation persistante de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo a de nouveau été examinée au plus haut niveau continental. Réuni le 29 décembre dernier en visioconférence, au niveau ministériel, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine a fermement condamné la mise en place d’administrations parallèles par la rébellion de l’AFC/M23 dans les zones sous son contrôle.

Dans sa décision finale, le CPS a qualifié ces structures parallèles d’illégales et dépourvues de toute valeur juridique. L’organe sécuritaire de l’UA a, en outre, appelé l’ensemble des États membres, en particulier les pays voisins de la RDC, à s’abstenir de toute collaboration ou reconnaissance, directe ou indirecte, de ces entités mises en place par des groupes armés.
Pour le CPS, ces pratiques constituent une violation grave des principes fondamentaux de l’Union africaine, notamment ceux consacrés par l’article 4 de l’Acte constitutif de l’UA et par le Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité. Il s’agit, entre autres, du respect de la souveraineté des États, de la non-ingérence dans les affaires intérieures, de la coexistence pacifique et du droit des peuples africains à vivre en paix et en sécurité.
Le Conseil a, par ailleurs, réaffirmé sa solidarité avec le peuple congolais et son gouvernement, réitérant l’engagement de l’Union africaine à préserver l’unité, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo. Cette position intervient alors que Kinshasa accuse la rébellion de l’AFC/M23 de bénéficier du soutien du Rwanda, une accusation régulièrement rejetée par Kigali.
Cette prise de position du CPS contraste avec la réalité sur le terrain, où la situation reste tendue malgré les efforts diplomatiques en cours. Les processus de Washington, soutenu par l’administration américaine, et de Doha, sous la médiation du Qatar, peinent à produire des effets concrets. Plusieurs engagements annoncés ces derniers mois, notamment en matière de cessez-le-feu et de restauration de l’autorité de l’État, n’ont toujours pas été mis en œuvre.
Dans ce contexte d’impasse diplomatique et de reprise des affrontements, la condamnation des administrations parallèles par l’Union africaine apparaît comme un signal politique fort. Elle vise à isoler davantage les groupes armés, à empêcher leur légitimation régionale et à rappeler aux États voisins leur responsabilité dans la recherche d’une paix durable à l’Est de la RDC.

La Rédaction AVERTICOM 


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