Un journaliste d’Uvira menacé pour avoir dénoncé les violations des droits humains dans le conflit à l’Est de la RDC.

Published on Sunday 07 December 2025 - 11:55

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Le journaliste Kefa Karago Placide, directeur des publications du média en ligne AVERTICOM et journaliste reporter basé à Uvira, vit depuis le 6 décembre 2025 sous de sérieuses menaces après avoir publié plusieurs articles dénonçant les violations graves des droits humains commises dans le cadre de la guerre opposant les rebelles AFC/M23 soutenus par l’armée rwandaise aux FARDC appuyées par les Wazalendo et l’armée burundaise.

Dans ses récentes publications, le journaliste a mis en lumière des cas de tueries de civils, notamment des femmes, enfants, personnes âgées, personnes vivant avec handicap et femmes enceintes, rappelant que le droit à la vie et la protection des populations civiles constituent des principes incontournables du Droit International Humanitaire, qui doivent être respectés par toutes les parties au conflit.

À la suite de ces dénonciations, Kefa Karago Placide affirme avoir reçu plusieurs messages de menaces de mort provenant de numéros inconnus.
Dans l’un de ces messages, il lui a été écrit :
« Monsieur le journaliste, TUKIKUKAMATA UTAJUTA (si on t’attrape, tu regretteras). » Un autre message reçu via WhatsApp l’accuse de « se faire défenseur des droits humains » et lui promet une exécution imminente :
« Tu n’as plus beaucoup de jours à vivre. Nous sommes en route vers Uvira, tu seras arrêté et abattu. »

Depuis, le journaliste vit dans la crainte permanente, se déplace discrètement et affirme avoir remarqué des individus qui l’observent et le suivent. Sa situation demeure préoccupante.

Face à cette menace, la rédaction d’AVERTICOM exprime sa profonde inquiétude et appelle les organisations de défense des droits humains, les organisations de protection des journalistes, les autorités nationales, ainsi que les partenaires internationaux à se saisir urgemment de ce cas pour garantir la sécurité et la protection de ce journaliste.

Cette situation intervient dans un contexte où plusieurs professionnels des médias de l’Est de la RDC sont confrontés aux intimidations, aux menaces et aux violences en raison de leur travail d’information sur la guerre, alors que le rôle de la presse reste essentiel pour la vérité, la transparence et la protection des droits fondamentaux.

La liberté de la presse est un droit garanti par la Constitution congolaise et les conventions internationales. Protéger la vie et le travail des journalistes, c’est protéger le droit du public à être informé.

La Rédaction AVERTICOM.


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