Afflux massif des déplacés congolais de Goma et Bukavu ves Bujumbura en passant par la ville d'Uvira.

Published on Thursday 06 February 2025 - 23:33

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Depuis le début de la semaine du 3 au 9 février 2025, un important mouvement de population en provenance de Goma et Bukavu est observé à Uvira. Des milliers de Congolais fuient les affrontements entre les Forces Armées de la RDC (FARDC) et les rebelles du M23 dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

Beaucoup espèrent traverser la frontière pour trouver refuge au Burundi, en Tanzanie ou même au Malawi. Depuis le mercredi 5 février, plusieurs familles déplacées de Goma et Bukavu ont trouvé refuge dans des hôtels et des familles d'accueil à Uvira. 

Cependant, la situation devient de plus en plus difficile à gérer en raison du grand nombre de demandeurs de documents migratoires. À la Direction Générale de Migration (DGM) d’Uvira, les files d’attente s’allongent chaque jour, alors que les services migratoires de Goma et Bukavu ont déjà cessé la distribution, faute de documents disponibles.

À Uvira, bien que la DGM poursuive la délivrance des documents, la pression est énorme. Les malades, les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont prioritaires, mais les autres catégories de déplacés doivent patienter longtemps, sans garantie de recevoir les documents nécessaires pour traverser la frontière.

Certains migrants repartent bredouilles après plusieurs jours d’attente. « Nous sommes ici depuis trois jours en espérant obtenir un CPGL et un tenant-lieu pour rejoindre le Burundi, mais la procédure est très compliquée. Nous dormons dehors, sans savoir si nous pourrons partir demain ou après-demain », témoigne une femme venue de Bukavu avec ses trois enfants.

Le manque d’hébergement et l’accès limité aux documents migratoires aggravent la précarité des déplacés. Sans ressources, certains dorment dans les Nganda, hotels, rues d’Uvira, tandis que d’autres, épuisés par l’attente, tentent de retourner chez eux malgré l’insécurité persistante.

Les organisations humanitaires et les autorités locales sont appelées à intervenir rapidement pour éviter une crise humanitaire à Uvira.


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