Conflit au Sud-Kivu : Accusations mutuelles entre les FARDC et la société civile de Minembwe.
Published on Saturday 28 December 2024 - 19:31
La situation sécuritaire dans le territoire de Fizi, à Minembwe, au Sud-Kivu, est de plus en plus tendue après l'échec d'une attaque coordonnée de la coalition armée MAKANIKA-Red Tabara, selon les FARDC.
Entre le 25 et le 26 décembre, l'armée loyaliste a réussi à repousser l'assaut sur plusieurs de ses positions, visant à prendre le contrôle de l'aérodrome stratégique de Kiziba.
Le lieutenant Marc Elongo, porte-parole des FARDC pour le secteur opérationnel Sukola 2 sud Sud-Kivu, a annoncé que l'ennemi a subi des pertes importantes, avec un bilan de 31 morts et de nombreux blessés, tandis que l'armée loyaliste a déploré la perte de deux soldats et trois blessés. L'objectif de cette attaque serait de relier le Sud-Kivu au Rwanda, facilitant le ravitaillement en armements pour les groupes armés actifs dans la région.
Cependant, suite à cet échec, les FARDC signalent que les membres de ces groupes armés pourraient adopter une tactique visant à désolidariser la population de l'armée, en perpétrant massacres, vols et viols, dans le but de nuire à la réputation de l'armée dans la région. L'armée a notamment mis en cause le vice-président de la société civile de Minembwe, Mr. Mufashi Santos, et son président Mr. Ruvuzangoma Saint-Cadet, le qualifiant de collaborateur du mouvement terroriste M23.
En réponse, Mr. Ruvuzangoma Saint-Cadet qui se déclare président de la société civile de Minembwe a rejeté en bloc ces accusations, les qualifiant de « gratuites ».
Il a affirmé que les FARDC étaient responsables d'attaques contre des civils à Minembwe, une assertion que le lieutenant Marc Elongo a fermement démentie, suggérant que Ruvuzangoma aurait agi en tant que porte-parole du groupe armé Twirwaneho.
Face à cette escalade des tensions, les FARDC ont réitéré leur engagement à protéger la population et ses biens, tout en appelant à l'unité pour lutter contre les groupes armés qui menacent la paix et la sécurité des civils. Le climat de méfiance croissant entre les autorités militaires et les représentants de la société civile de Minembwe suscite des inquiétudes quant à l'avenir de la cohésion sociale dans la région, déjà marquée par des violences récurrentes.
Les incidents récents illustrent les défis complexes auxquels est confrontée la région du Sud-Kivu, où de nombreux acteurs se disputent le contrôle et l'influence, tout en prenant souvent des civils pour cibles. La communauté internationale observe avec attention cette situation, priant pour une résolution pacifique de ce conflit, à travers le dialogue et la protection des droits des civils.
La Rédaction.
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