Conflit foncier à Nyakabere : trois blessés et des activités paralysées sur la RN5.

Published on Wednesday 20 November 2024 - 09:59

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Les activités ont été paralysées dans les avant-midi du mardi 19 novembre 2024 à Nyakabere, après une violente altercation à la machette entre cultivateurs des villages de Mutarule et Nyakabere 2.

Ce conflit, qui oppose les deux communautés, trouve son origine dans une dispute foncière sur la propriété de la zone champêtre de Rugugu, une terre située entre la cité de Sange et le groupement de Luberizi en territoire d'Uvira au Sud-Kivu.

Selon des témoins sur place, la bagarre a laissé trois personnes grièvement blessées, dont deux originaires de Nyakabere et une de Mutarule. La situation s'est envenimée alors que chaque camp revendique la légitimité de l'occupation de ces terres agricoles, une ressource essentielle pour la survie des deux communautés.

En colère, les jeunes de Nyakabere ont réagi en bloquant la route nationale Nº5 dès 8 heures du matin. Ils ont érigé des barricades pour attirer l’attention des autorités sur l’urgence de résoudre ce conflit. Ce blocage a perturbé la circulation des véhicules, paralysant ainsi le trafic sur cet axe crucial pour la région.

Jusqu’à présent, aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités locales concernant cet incident. Cependant, les acteurs de la société civile appellent à une solution immédiate et durable pour mettre fin à ces tensions récurrentes.

« Nous insistons sur l’importance d’un dialogue inclusif entre les parties concernées. Il est urgent d’identifier les causes profondes de ce conflit et d’y apporter des solutions consensuelles pour garantir le vivre ensemble entre les communautés locales », a déclaré un représentant d’une organisation de la société civile locale.

Les conflits fonciers sont monnaie courante dans cette région du Sud-Kivu, où la pression démographique et les questions de propriété foncière exacerbent les tensions entre communautés. Le cas de Rugugu illustre une fois de plus la nécessité de renforcer la gestion foncière et de promouvoir des mécanismes de résolution pacifique des conflits.

Les habitants et les organisations de la société civile attendent des autorités locales qu’elles interviennent rapidement pour désamorcer cette situation et éviter une escalade de la violence. Une médiation efficace pourrait non seulement résoudre ce conflit particulier mais aussi poser les bases pour une coexistence pacifique durable dans la région.

En attendant, la population reste sur le qui-vive, espérant une intervention rapide pour rétablir le calme et la sécurité.

La Rédaction.


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