La population s’engage à soutenir financièrement les FARDC et les Wazalendo, une initiative qui divise.

Published on Thursday 30 January 2025 - 17:59

Si vous avez aimé cet article, merci de le partager avec vos proches responsables.
Facebook share link Email share link LinkedIn share link Twitter share link Twitter share link Twitter share link Twitter share link

...

Lors d'une réunion du Conseil local de sécurité élargie organisée par le maire de la ville d’Uvira, Kiza Muhato, plusieurs représentants des forces vives locales ont pris l’engagement d’accompagner les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les Wazalendo dans leur combat contre les rebelles du M23.

Parmi les participants figuraient les chefs des confessions religieuses, les représentants de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), des organisations de la société civile et des mouvements citoyens, des jeunes urbains, les chefs des services urbains ainsi que les chefs des quartiers et groupements incorporés. 

Lors de cette rencontre, les participants ont adopté à l’unanimité une contribution financière de 3 000 francs congolais (CDF) par ménage afin de soutenir les militaires engagés sur le front. Une commission a été mise en place pour assurer la collecte de ces fonds, composée des chefs de quartiers, de représentants de la jeunesse et de membres de la société civile issus des trois communes de la ville d’Uvira.

Selon les organisateurs, les fonds collectés seront déposés dans une coopérative locale d’épargne et de crédit avant d’être acheminés vers les FARDC et les Wazalendo. Outre l’argent, la population est également encouragée à contribuer par des vivres et d’autres ressources essentielles.

Si certains habitants d’Uvira saluent cette initiative, d’autres expriment des doutes quant à la transparence de la gestion des fonds. Pour les partisans de cette démarche, il s’agit d’un acte patriotique visant à encourager les soldats congolais à poursuivre le combat jusqu’au sacrifice suprême pour libérer les territoires sous occupation du M23, mouvement rebelle soutenu par le Rwanda, selon Kinshasa.

Toutefois, des observateurs locaux se montrent sceptiques. Certains craignent que cet argent ne parvienne jamais aux militaires sur le front, pointant du doigt le risque élevé de détournement des fonds. D’autres estiment qu’il n’est pas juste d’imposer une telle contribution aux ménages alors que la population vit déjà dans des conditions précaires.

« Les citoyens paient déjà des taxes et des impôts, et c’est à l’État d’assurer le financement de l’armée avec ces fonds », affirme un membre de la société civile sous anonymat.

Alors que la collecte des fonds devrait démarrer dans les jours à venir, cette initiative met en lumière le déf

de la transparence dans la gestion des contributions populaires. La commission mise en place devra démontrer son sérieux et sa rigueur afin de rassurer une population partagée entre patriotisme et méfiance.

Reste à voir si cette mobilisation populaire portera réellement secours aux FARDC et aux Wazalendo ou si elle finira par renforcer le sentiment de désillusion déjà présent chez certains citoyens.

La Rédaction.


Merci de laisser un commentaire