Le député Rukema Levis dénonce les journées « ville morte » et appelle au respect des institutions.

Published on Saturday 06 September 2025 - 02:03

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Le député national Rukema Levis a pris position contre les journées « ville morte » organisées ces derniers jours par certains groupes Wazalendo et des membres de la société civile à Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Selon lui, cette forme de contestation fragilise davantage la population et compromet la stabilité de la région.

Dans une interview téléphonique accordée à Kivutimes et dont AVERTICOM a exploité, l’élu d’Uvira a estimé que ces actions ne reflètent pas la mission patriotique que revendiquent leurs initiateurs.

« Ces journées de paralysie ne reflètent pas l’esprit patriotique que le nom Wazalendo suppose. Un vrai patriote protège sa communauté, il ne la fragilise pas », a déclaré le député.

Pour Rukema Levis, les conséquences économiques et sociales de ces paralysies pèsent directement sur les habitants déjà confrontés à de multiples défis.

La contestation vise principalement la présence du général Gasita Olivier, récemment affecté à Uvira comme officier supérieur des FARDC. Alors que certains membres de la société civile et groupes d’autodéfense le perçoivent comme une menace, le député balaie ces accusations. 

« Le général Gasita n’est pas un officier d’une ethnie ou d’une communauté, c’est un officier de l’armée nationale congolaise. Sa présence à Uvira ne devrait en aucun cas être interprétée comme une menace. C’est une lecture erronée et dangereuse », a-t-il martelé.

L’élu d’Uvira a mis en garde contre les risques de stigmatisation et de division, soulignant que ce type de discours peut profiter aux groupes rebelles.

« En marginalisant un officier sur base de son origine ethnique, on tombe dans le piège du M23 et de l’AFC. C’est une erreur monumentale. Nous devons éviter de faire le jeu des rebelles qui cherchent à diviser et affaiblir nos institutions », a averti le député.

En conclusion, Rukema Levis a appelé à la responsabilité collective des acteurs politiques, de la société civile et des groupes Wazalendo. Il a exhorté chacun à privilégier le dialogue et à respecter les institutions républicaines afin de préserver l’unité nationale et la stabilité dans cette zone sensible de l’Est de la RDC.

La Rédaction d’AVERTICOM.


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