Les journalistes d’Uvira réclament une meilleure protection pour garantir la liberté de la presse.

Published on Wednesday 27 November 2024 - 23:52

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La liberté de la presse reste une lutte quotidienne pour les professionnels des médias à Uvira, qui font face à de multiples défis dans l’exercice de leur métier. Ce constat a été au centre d’une conférence de presse organisée mardi 26 novembre 2024 par l’Association des Femmes des Médias (AFEM), pour présenter les données de monitoring sur les atteintes à la liberté de la presse et à la sécurité des journalistes dans la région.

Selon les données recueillies par la cellule de monitoring de la liberté de la presse d’Uvira, de janvier à novembre 2024, plusieurs violations ont été documentées. Ces atteintes incluent : des menaces et intimidations ; des arrestations arbitraires ; des blessures et agressions physiques ; le non-accès aux sources d’information publique ; les violences sexistes envers des femmes journalistes, avec un cas spécifique documenté cette année.

Ces violations ne compromettent pas seulement la liberté de la presse, mais elles mettent également en danger les professionnels des médias qui cherchent à informer le public.

Les journalistes et défenseurs des droits humains présents lors de la conférence ont plaidé pour une meilleure collaboration avec les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et la Police Nationale Congolaise (PNC). 

Ils ont recommandé : la création de cadres d’échange réguliers entre les journalistes, les FARDC et la PNC pour renforcer la compréhension mutuelle et la collaboration, des formations pour les forces de sécurité sur le rôle des journalistes et la nécessité de respecter la liberté de la presse et un engagement des forces de sécurité à protéger les journalistes dans l’exercice de leur métier.

Lors de la conférence, des recommandations ont également été adressées au maire de la ville d’Uvira et à d’autres services concernés. Parmi celles-ci : Faciliter l’accès des journalistes aux sources d’information publique ; Mettre en place des mécanismes de protection spécifiques pour les femmes journalistes souvent victimes de violences sexistes ; Travailler à la sensibilisation des services de sécurité pour qu’ils respectent et défendent la liberté de la presse.

Les violences sexistes subies par les femmes journalistes ont été particulièrement soulignées. En plus des risques communs auxquels font face leurs homologues masculins, elles subissent des formes spécifiques de discrimination et de violences, allant des intimidations à des agressions sexuelles, tant dans leurs rédactions que sur le terrain.

« Une presse libre est un pilier essentiel pour la démocratie et le développement communautaire. Les journalistes ne peuvent pas travailler sous la menace constante de représailles ou dans la peur pour leur sécurité », a déclaré Madame Nelly Adidja représentante d’AFEM. Elle a ajouté que la sécurité des journalistes est une condition préalable à la diffusion d’une information fiable et équilibrée.

Les responsables des médias, les journalistes et défenseurs des droits humains ainsi que les autorités locales sont désormais appelés à travailler main dans la main pour relever ces défis. Une collaboration renforcée entre les journalistes et les forces de sécurité pourrait contribuer à garantir une presse plus libre, tout en renforçant la protection des professionnels des médias.

Retenez que cette conférence organisée par AFEM s'est déroulée dans la salle du PNMLS à Kimanga sous l'appui financier de l'ambassade de la République fédérale d'Allemagne à Kinshasa.

La Rédaction.


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