Les médias d'Uvira se concentrent sur les mauvaises conditions de vie des policiers déplacés.

Published on Tuesday 22 April 2025 - 13:21

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Les journaux parus ce lundi 22 avril 2025 à Uvira mettent en lumière la situation critique que traversent les policiers déplacés et leurs familles, réfugiés dans la ville à la suite du conflit armé à l’Est du pays, notamment dans les zones sous contrôle des rebelles du M23.

Les conditions de vie de ces policiers et de leurs dépendants suscitent une vive inquiétude, tant au sein de la population qu’auprès des autorités locales.

News Home Magazine tire la sonnette d’alarme avec un cri de détresse lancé par les épouses de policiers déplacés : « Nos enfants tombent déjà malades et le salaire de nos maris peine à sortir. » Le magazine décrit un quotidien fait de privations dans la concession du Commissariat urbain de la Police Nationale Congolaise (PNC) à Uvira, transformée en lieu de refuge : manque de nourriture, d’eau potable, de soins médicaux et d’abris décents. La détresse est encore plus grande pour les policiers venus du Nord-Kivu, sans nouvelles de leurs proches et dans l’impossibilité de retourner chez eux.

ACP.CD se concentre sur l’impact de cette crise sur l’éducation des enfants des policiers déplacés. Le commissaire supérieur Simon Hodokya, commandant du commissariat urbain de la police d’Uvira, appelle à l’organisation urgente de cours de rattrapage : « Deux mois sans reprendre les cours, c’est presque une année blanche », déclare-t-il, plaidant pour sauver l’année scolaire de ces enfants vulnérables.

Référence Presse parle d’une « situation humanitaire d’urgence » pour ces familles déplacées. Le journal révèle que seulement six millions de francs congolais ont été alloués pour subvenir aux besoins nutritionnels de plus de 800 policiers et leurs dépendants, une somme jugée largement insuffisante au regard de l’ampleur de la crise.

Tumaini Africa News donne la parole aux femmes de policiers, mettant en lumière le calvaire de leur déplacement : « Nous avons traversé la plaine de la Ruzizi avec tous les risques, en vendant tout ce qu’on avait pour payer le transport », témoigne l’une d’elles. 

Aujourd’hui, elles vivent dans une extrême précarité, sans accès aux besoins de base, certaines contraintes de confier leurs enfants à des inconnus par nécessité.

En contraste avec cette actualité sombre, La Presse Africaine change de registre et rapporte les réactions locales à la mort du pape François. L’évêque du diocèse d’Uvira, Mgr Sébastien Joseph Muyengo, a exprimé un message empreint d’émotion et de spiritualité : « J’ai beaucoup de joie en voyant comment le Saint-Père nous a quittés. » Une manière pour lui d’inviter à la paix intérieure malgré la douleur de cette perte.

La Rédaction AVERTICOM.


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