Les médias d'Uvira s'engagent contre la sextorsion : une rencontre constructive organisée par l'AFEM.

Published on Wednesday 27 November 2024 - 23:05

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Les responsables des médias locaux et les femmes journalistes d’Uvira se sont réunis ce lundi 25 novembre dans une rencontre de presse organisée par l'Association des Femmes des Médias (AFEM) pour discuter de la sextorsion, une forme de violence sexiste basée sur le genre qui gangrène le milieu médiatique.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Une presse libre, professionnelle, inclusive et plurielle pour l'accès des différentes couches sociales à l'information fiable au Nord-Kivu et Sud-Kivu », soutenu par l’Ambassade de la République Fédérale d'Allemagne à Kinshasa.

Madame Nelly Adidja, chargée des programmes au sein de l’AFEM, a expliqué que la sextorsion se manifeste lorsque des responsables dans les médias abusent de leur pouvoir ou de leur influence pour obtenir des faveurs sexuelles de leurs subalternes. 

Cette pratique, qualifiée de « violence douce », inclut des comportements tels que le favoritisme, la sollicitation sexuelle et l’attribution de facilités exagérées en échange de faveurs. À cela s’ajoutent des formes de « violence brutale » notamment les menaces, les injures, les intimidations, le dénigrement, les sanctions exagérées et l’absence d’opportunités professionnelles pour les victimes.

Selon les femmes journalistes présentes, ces abus sont souvent perpétrés par des directeurs, chefs de programmes, rédacteurs en chef et parfois même des collègues journalistes, notamment lors de grands reportages.

Lors de cette rencontre, Madame Adidja a exhorté les responsables des médias à bannir ces pratiques qui ternissent l’image des médias, compromettent leur professionnalisme et freinent leur bon fonctionnement. Elle a également appelé à promouvoir la méritocratie et à respecter l’égalité des genres dans les rédactions.

Pour soutenir la lutte contre la sextorsion, elle a recommandé plusieurs actions concrètes, notamment : Promouvoir les femmes journalistes dans des postes décisionnels; Encourager leur participation à des grands reportages et à diriger des débats politiques, économiques et sociaux. Elle a aussi rappelé que les victimes de sextorsion peuvent engager des poursuites judiciaires, à condition de dénoncer ces abus.

Les responsables des médias présents se sont engagés à changer les mentalités et à éradiquer la sextorsion dans leurs institutions. Ils ont également promis d’utiliser leurs médias pour sensibiliser le public à la lutte contre toutes les formes de violences sexistes, y compris la sextorsion.

Cette rencontre marque un pas important vers une presse plus éthique et inclusive à Uvira. En valorisant le mérite, en offrant des opportunités équitables et en respectant les droits des femmes journalistes, les médias peuvent non seulement renforcer leur crédibilité mais aussi jouer un rôle clé dans la promotion de la paix et du développement communautaire.

L’AFEM, par cette initiative, continue d’être une force motrice pour une presse libre et responsable au Sud-Kivu.

La Rédaction.


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