Les mouvements citoyens commémorent le Genocost et appellent à la justice, la mémoire et la dignité.

Published on Monday 04 August 2025 - 10:55

Si vous avez aimé cet article, merci de le partager avec vos proches responsables.
Facebook share link Email share link LinkedIn share link Twitter share link Twitter share link Twitter share link Twitter share link

...

À l’occasion de la Journée commémorative du Genocost en République Démocratique du Congo, plusieurs mouvements citoyens et organisations de la société civile se sont réunis ce samedi 2 août 2025 à la place Monument d'Uvira, au Sud-Kivu, pour rendre hommage aux millions de Congolais victimes de massacres, de violences et de déplacements forcés, et pour réclamer justice et reconnaissance.

L’activité, organisée en marge de la journée nationale symbolique du Genocost, a été initiée par les mouvements citoyens LUCHA-RDC-Afrique, Filimbi, le Mouvement Citoyen de Lutte contre les Anti-valeurs (MCLA) et la Dynamique de la Société Civile pour le Développement Durable (DSCDD). Elle a réuni militants, survivants, jeunes, acteurs communautaires et leaders d'opinion, dans un élan de mémoire collective et de résistance pacifique.

Point culminant de cette journée : la lecture d’un mémorandum conjoint signé par les différentes structures organisatrices et plus une organisations de la société civile congolaise. Ce document, lu publiquement par un militant engagé, pose des revendications claires et urgentes, sous le thème : « Justice, Mémoire et Dignité » 

« Ce 2 août est une date historique, car comme depuis plus de 13 ans maintenant, nous commémorons nos martyrs. Des millions de Congolais tués, torturés, déplacés et oubliés dans ce que l’histoire retiendra comme l’un des conflits les plus tragiques de notre époque : le Genocost », peut-on lire dans le texte.

Les militants dénoncent les massacres répétés subis par la population congolaise depuis plusieurs décennies dans des localités telles que Kasika, Katogota, Kiliba, Mutarule, Uvira (Kakungwe), Makobola, Lubinda, Tingitingi, Beni, Komanda, entre autres.

Le mémorandum formule cinq revendications principales : la reconnaissance officielle du Genocost par l’État congolais ; l'institutionnalisation du 2 août comme journée nationale de commémoration, fériée et chômée ; Une réforme législative courageuse, incluant la reconnaissance des crimes contre l’humanité ; la création d’un tribunal pénal international pour la RDC ; Des réparations justes et des mesures concrètes de réconciliation nationaleCes mouvements citoyens appellent aussi à l’inscription du Genocost dans les programmes scolaires, les musées et les lieux de mémoire pour ne pas laisser sombrer les atrocités dans l’oubli.

Elles saluent par ailleurs la mobilisation nationale et internationale, de Kinshasa à Uvira, de Beni à São Paulo, tout en regrettant les tentatives de récupération politique de cette journée de recueillement. « Le Genocost n’est pas une invention. Ce n’est pas un passé lointain. C’est une réalité que nous devons affronter ensemble », ont rappelé les organisateurs avec force.

Ils ont lancé un triple appel : À l’État congolais d’écouter la voix du peuple ; À la communauté internationale de sortir de son silence ; À la jeunesse congolaise de rester mobilisée dans la lutte pour la justice et la vérité.

La commémoration s’est clôturée par des moments symboliques : photos, allumage de bougies, messages aux autorités, et une forte présence de jeunes engagés pour une société plus juste, plus unie et respectueuse de la dignité humaine.

Les militants ont réaffirmé que cette journée ne doit pas être une fin, mais un appel renouvelé à l’action, à la mémoire et à la justice.

La Rédaction d’AVERTICOM.


Merci de laisser un commentaire