Les sociétés civiles ne parlent pas le même langage au sujet des villes mortes et manifestations Anti-Monusco dans la ville de baraka et en territoire de Fizi.

Published on Tuesday 09 August 2022 - 20:32

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Les activités socio-économiques sont restées en grande partie, paralysées dans la journée du lundi 8 août dans la ville de Baraka et dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu.

La plupart des maisons de commerce sont restées fermer au centre-ville de baraka et à Fizi centre ainsi que dans le secteur de Tanganyika où la RN 5 a été barricadée.

Au quartier commercial Haibaze, Mushimbakye et dans différentes communes de cette ville, aucun magasin, alimentation, ni boutique n’est ouvert ; hormis quelques pharmacies.

Les forces de l'ordre ont été installés dans différents coins stratégiques de la ville et d'autres au quartier général de la Monusco pour essayer d'éviter toute dérapage qui pourrait subvenir. Toutefois, nos sources affirment que certains soldats ont arrêté des jeunes qui circulaient sur les artères principales de cette ville de la province du Sud-Kivu.

Les sociétés civiles ont décrété cette action citoyenne pour dire non à la présence de la Monusco en RDC, et demander son départ immédiat. Parmi les sociétés civiles qui ont organisé cette ville morte, il y a la société civile forces vives, nouvelle société civile congolaise, la FEC, la société civile des nationalistes congolais et leurs composantes.

Ces coordinations urbaines de la société civile de Baraka et du territoire de Fizi veulent, à travers cette action, « protester contre le mandat de cette mission onusienne en RDC. »

Ce mardi 9 août 2022, les activités ont repris habituellement. La population a vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.

Dans une interview au micro de nos confrères Journalistes de Baraka, la Nouvelle dynamique de la société civile ne partage pas le même langage avec les organisateurs de cette ville morte.

Lukeje Janvier, vice-président de la nouvelle dynamique de la société civile Chunvi ya Congo axe Baraka a salué cette action citoyenne, mais refuse des villes mortes et des manifestations Anti-Monusco.

« Notre position comme NDSCI Chunvi ya Congo, nous n'encourageons pas les manifestations et les villes mortes, d'autant plus qu'elles sont contre-productives. Parce que cette mission onusienne se trouve en RDC sur base d'un accord signé entre le gouvernement et les Nations unies. C'est sur invitation de l'État congolais qu'elle est venue au pays. Son retrait c'est tout un processus. Nous devons nous adresser aux institutions congolaises, pourque ces dernières prennent leur responsabilité. Ça ne sert à rien de pousser les gens à des manifestations ou à des villes mortes, parce que c'est la population qui perd. » a déclaré le vice-président de la NDSCI axe Baraka Lukeje Janvier.

De son côté Jacques Abungulu a indiqué ce qui suit : « Par rapport à la journée ville morte, je disais que nous avons réussi à 5 % parce que quand on a essayé de circuler partout dans la ville de baraka et à partir  des images des différents points de  du territoire de Fizi, nous concluons que la population a respecter et obéit à cette ville morte. On a commencé par la ville morte et demain ça sera une autre action citoyenne que nous allons envisager. Nous demandons toujours à la Monusco de se retirer avant que nous ne puissions organiser d'autres manifestations des grandes envergies. » a fait savoir le président de la nouvelle société civile congolaise de Baraka.

La Rédaction.


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