Mapenzi Manyebwa a exposé le thème : Écrire pour changer la ville d'Uvira.
Published on Monday 14 November 2022 - 11:42
Le chercheur en développement communautaire et écrivain Mapenzi Manyebwa a invité les intellectuels d'Uvira à utiliser l'écriture comme arme de lutte contre les comportements rétrogrades et les antivaleures dans la société.
Cet orateur a lancé cet appel samedi 12 novembre 2022 lors d'une conférence débat qu'il a animé sur le thème: écrire pour changer la ville d'Uvira. Une activité organisée par ACTUALITEUVIRA.NET en collaboration avec la Radio Notre-Dame de Tanganyika à travers son émission écrivain de chez nous.
Cet événement a eu lieu en marge de la commémoration de la journée mondiale de l'écrivain africain célébrée le 7 novembre de chaque année. La grande salle de l'Institut Mwanga d'Uvira a été le lieu du déroulement de cette activité littéraire.
Dans son intervention, le conférencier Mapenzi a reconnu que l'écrivain n'est pas seulement au sens du terme, c'est-à-dire tout celui qui produit des œuvres littéraires. Mais d'après lui, tout le monde est écrivain en l'occurrence du journaliste, qui écrit le journal car ce dernier fait partie aussi des genres littéraires.
Il a soutenu que la société dans laquelle les écrivains œuvrent, c'est une « société fracturée, tribalisée, imbécilisée voire même zombifiée » parce que beaucoup de personnes partagent des messages de haine ou écrivent non pas pour l'avancement de la société, mais pour diaboliser les tribus d'autrui ou pour piétiner sur la personnalité des autres.
À à en croire notre interlocuteur, tout citoyen est appelé à écrire pour apporter sa contribution au changement de la société, afin de lutter contre les antivaleures et les inégalités sociales.
« Les écrivains doivent utiliser l'écriture comme arme puissante de lutte contre le comportement rétrograde, de lutte contre l'injustice sociale pour bâtir notre ville plus belle qu'avant. » a déclaré Mapenzi Manyebwa.
Il a par ailleurs reconnu que le travail des écrivains est très grand parce qu'il ne suffit pas seulement d'écrire, mais il faut aussi sensibiliser la population sur l'esprit de la lecture parce que d'après l'orateur, il existe plusieurs écrits qui ne sont pas lus par les lecteurs.
« Aujourd'hui nous avons plusieurs écrits, mais ces écrits ne sont pas connus. Si vous voyez les livres de Ngale ou celui de Mudimbe, combien des jeunes de notre génération les ont-ils lus? Nous-même écrivains, nous ne lisons plus abondamment. C'est un travail que nous devrions faire quotidiennement, la journée d'aujourd'hui que ça soit une occasion pour stimuler notre conscience. » a-t-il déclaré.
Il a terminé en affirmant que tout intellectuel digne de son nom a le devoir d'écrire, d'éduquer, de transmettre ses connaissances à travers les livres ou les articles, parce que d'après lui : « si on ne fait pas ça, qui le fera à notre place? nous devons écrire pour combattre l'injustice sociale, afin de changer la ville d'Uvira. » a-t-il conclu.
La Rédaction.
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