Uvira : Alerte des femmes sur la recrudescence des infections vaginales liées au manque d’eau potable et de toilettes hygiéniques à Kavimvira.

Published on Thursday 05 June 2025 - 19:50

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Les jeunes filles et femmes de la commune de Kavimvira, dans la ville d’Uvira, tirent la sonnette d’alarme face à la montée inquiétante des cas d’infections vaginales dans leur milieu. En cause : l’absence d’eau potable au robinet, le manque criant de toilettes et de douches propres, indispensables pour assurer une hygiène intime correcte.

C’est à l’occasion d’un reportage mené par un reporter de l’agence de communication AVERTICOM ce jeudi 5 juin 2025 que plusieurs femmes ont témoigné des conditions précaires dans lesquelles elles vivent, conditions qui menacent aujourd’hui leur santé reproductive.

« Nous femmes, nous souffrons pendant cette période. Nous sommes en train de nous promener en nous grattant au niveau du vagin et partout au corps. Nous avons des infections vaginales, pas de toilettes, pas d’eau potable », s’est confiée Tulizo Furaha, une femme de 63 ans rencontrée sur l’avenue du CPGL à Kavimvira.

Ce cri de détresse est partagé par Anifa Beby, résidente de l’avenue Kasavubu dans la même commune. Elle décrit des toilettes de fortune construites en bois, inadaptées à l’usage des femmes. Selon elle, ces installations rudimentaires ont été emportées par les eaux suite à la montée du niveau du lac Tanganyika et celle du marais Nyangara. 

« Depuis ce jour, les habitants défèquent et urinent dans ces mêmes eaux, puis les femmes utilisent ces eaux souillées pour se baigner et faire leur toilette intime. Cela engendre et multiplie les cas d’infections vaginales chez les femmes et les filles à Kavimvira », déplore-t-elle.

À Kilomoni, une entité voisine la situation est similaire. D’autres femmes interrogées y rapportent les mêmes problèmes d’hygiène et de santé.

Claudine Bitondo, l’une d’elles, lance un appel urgent à l’endroit des autorités locales et des organisations humanitaires. « Nous demandons la construction des toilettes décentes et un accès à l’eau potable pour toutes les familles », insiste-t-elle.

Madame Riziki Kiza, quant à elle, plaide pour la disponibilité des médicaments afin de traiter les infections déjà contractées. « Nous avons besoin de soins et de médicaments adaptés pour lutter contre ces infections vaginales. La situation devient insupportable », affirme-t-elle.

Il est important de rappeler que l’accès à l’eau potable est un droit garanti par la Constitution de la République Démocratique du Congo à tous ses citoyens. La santé des femmes étant en jeu, les autorités locales sont appelées à agir sans délai pour empêcher la propagation de ces infections, et protéger ainsi la dignité et la vie des femmes et des filles de Kavimvira.

Par AVERTICOM.


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