Uvira: Tensions croissantes entre enseignants et CARITAS-Uvira autour des salaires impayés.

Published on Saturday 10 May 2025 - 09:25

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La situation sociale se tend dans la région éducationnelle du Sud-Kivu 2, où les enseignants affiliés à l’Intersyndicale dénoncent avec force le non-paiement de leurs salaires depuis trois mois. Dans une déclaration syndicale n° MINEDU-NC/ISE/PP/SK2/09/2025 rendue publique le 9 mai 2025 à Uvira, les syndicats annoncent un mouvement de protestation dès ce mercredi 14 mai à 8h30 devant les installations de CARITAS/IFOD.

Réunis en Assemblée Générale à l’École Primaire Action Kusaidiya, des délégués venus de Fizi, de la Plaine de la Ruzizi, des Moyens et Hauts Plateaux d’Uvira, de Mwenga, de la ville d’Uvira et même des écoles frontalières de Bujumbura, ont unanimement décidé d’organiser un SIT-IN pour réclamer le paiement intégral et sans condition de leurs salaires, primes de gratuité et frais de fonctionnement.

Selon les conclusions de cette Assemblée, le Gouvernement congolais aurait déjà débloqué les fonds nécessaires, plaçant la responsabilité

du retard exclusivement sur la CARITAS/IFOD, l’agence catholique chargée de la paie.

Cependant, cette version est rejetée par la Coordination de CARITAS à Uvira. Dans une interview accordée à la presse récemment, la structure humanitaire appelle à l’apaisement, précisant que le blocage actuel est d’ordre technique et concerne la transaction bancaire entre Kinshasa et Uvira. 

Le Coordonnateur local affirme que CARITAS/IFOD n’a toujours pas reçu les fonds au niveau local, et qu’aucun paiement ne peut être effectué tant que cette opération n’est pas finalisée.

Ce bras de fer entre les syndicats enseignants et CARITAS/IFOD intervient dans un contexte déjà fragile pour le secteur éducatif dans la région, souvent marqué par des retards de paie chroniques, des conditions de travail difficiles et une perte de confiance progressive entre les différents partenaires impliqués.

Alors que les enseignants annoncent une mobilisation massive, impliquant également leurs familles et collègues solidaires, l’opinion publique craint une perturbation majeure du calendrier scolaire si un compromis n’est pas trouvé rapidement.

Pour l’heure, tous les regards sont tournés vers Kinshasa et les institutions bancaires concernées, dans l’espoir d’une clarification rapide qui permettrait d’éviter une crise sociale d’envergure.

Affaire à suivre.

La Rédaction AVERTICOM.


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