Deux cas de viols et une quinzaine de maisons visitées en une nuit à Kalundu.
Published on Saturday 07 February 2026 - 19:45
Le Cadre de Concertation de la Société Civile (CCSC) d’Uvira alerte les services de sécurité après une série d’attaques armées survenues dans la nuit du 6 février 2026 dans deux quartiers de la commune de Kalundu, à Uvira, au Sud-Kivu. Selon un communiqué du CCSC, dont AVERTICOM a reçu une copie, des hommes armés non identifiés ont opéré en toute quiétude entre 21h et 23h dans le quartier Kabindula, précisément sur les avenues Kijaga, Musabwa et Maombi.
Plus de 15 maisons ont été visitées au cours de cette incursion nocturne. Les assaillants ont commis des actes de vols, viols, blessures graves et traumatismes sur des paisibles citoyens, dont une majorité de femmes et de veuves, plongeant la population locale dans une profonde psychose.
Parmi les victimes recensées figurent notamment : une jeune fille de 18 ans, blessée à la machette à la main et dépouillée de son téléphone ; un jeune homme de 24 ans, grièvement blessé au doigt ; plusieurs femmes dépouillées de sommes d’argent, de téléphones, d’ustensiles ménagers et d’autres biens de valeur ;
des ménages victimes d’extorsions, avec des écrans plats, valises et téléphones emportés.
D’après les témoignages recueillis par le Cadre de Concertation de la société civile, les malfrats parlaient swahili, connaissaient avec précision les biens détenus dans les maisons et opéraient en groupe de plus de dix personnes, laissant présager l’existence d’un réseau organisé de criminels dans la zone, indique la même source.
Le CCSC signale également qu’un fait similaire s’est produit le 5 février 2026 sur l’avenue Musabwa, où une famille a été victime de pillage. La situation sécuritaire s’est encore aggravée dans la même nuit du 6 février dans le quartier Nyamianda, où une jeune fille de 17 ans aurait été violée par cinq hommes armés, non identifiés, sur l’avenue Musumba. Des faits similaires sont évoqués, en confidence, dans le quartier Kabindula.
À ces crimes s’ajoute le meurtre de Monsieur Walasa, survenu le 5 février aux environs de 20 heures dans le quartier Nyamianda. Face à cette escalade de violences, la population vit dans une terreur généralisée, au point que certains habitants commencent déjà à fuir leurs quartiers pour des raisons de sécurité.
Dans son communiqué, le Cadre de Concertation de la Société Civile d’Uvira appelle les autorités compétentes à : assurer la prise en charge médicale des victimes actuellement soignées au centre de santé de Kabindula, au dispensaire Kimbangu et au centre de santé méthodiste uni ; mettre en place une équipe d’urgence de patrouille pour traquer les auteurs de ces crimes ; procéder à un bouclage sécuritaire de la commune de Kalundu afin de détecter les porteurs d’armes illégales ; mener des enquêtes approfondies, identifier, arrêter et poursuivre les auteurs ; appeler la population à la solidarité et à la dénonciation confidentielle de tout suspect.
Francois Igilima qui signe le communiqué au nom du Cadre de Concertation de la société civile exprime par ailleurs sa vive inquiétude face à la circulation incontrôlée des armes dans la ville d’Uvira et avertit que, sans un plan d’urgence sécuritaire adapté au contexte actuel d’instabilité, la situation pourrait empirer davantage.
La Rédaction d'AVERTICOM.
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